Wyjść poza intelektualne getto. Z Jerzym Kłoczowskim rozmawia Agata Stolarz

ORCID: Françoise Thom:

Strony: 81-96

Wydanie: Lublin 2011

DOI: --

Abstrakt: Au cours de sa carrière scientifque, le professeur Jerzy Kłoczowski collaborait étroitement avec de nombreux historiens, à la fois de l’Europe occidentale et de l’Europe du Centre-Est. Il établissait des contacts avec des historiens français et belges dès la seconde moitié des années 1950. Peu après, il parvint pour la première fois à faire un voyage en Occident, approfondissant ainsi la collaboration. Des bourses de recherche et ses participations à des conférences lui ouvrirentl’accès au milieu scientifqueinternational et, par conséquent, àla possibilité de publier ses travaux. De même, le professeur Kłoczowski incitait efcacement ses collaborateurs et élèves de l’Université catholique de Lublin à s’engager sur la route de la collaboration internationale. Grâce à cela, cette même université vit la création d’un groupe de chercheurs, réunis autour du professeur Kłoczowski et de l’Institut de géographie historique de l’Église en Pologne, qui mettait en pratiqueles principes dela nouvelle vision historiographique, proposée par l’« école française ». Avecle temps, le professeur Jerzy Kłoczowski tissa desliens de collaboration avec les historiens les plus renommés de l’Europe, comme Jacques Le Gof, Gabriel Le Bras, Roger Aubert, Girolamo Arnaldi, Gabriele De Rosa, Jean-Marie Mayeur, Christopher N. L. Brooke et beaucoup d’autres. Cette activité commune dépassait souvent le stricte cadre universitaire, pour aboutir à l’émergence de liens d’amitié. La politique du maintien des contacts entre les milieux scientifques européens, menée par les professeurs de l’Université catholique de Lublin, ne visait pas seulement la volonté d’être informé des derniers développements des sciences humaines. En efet, elle était une lutte pour préserver l’indépendance des idées et faire sortir l’Université catholique ainsi que les autres milieux scientifques polonais du ghetto intellectuel dans lequel elles se trouvaient. Le rideau de fer n’était pas uniquement une frontière politique, mais également sociale. Cette collaboration, à laquelle participa activement le professeur Jerzy Kłoczowski, était destinée également à préparer les élites intellectuelles et, par conséquent, les sociétés au « retour » de l’Europe du Centre-Est en Europe.